Gestion durable et concertée des ressources à la frontière sénégalo-gambienne

Gestion durable et concertée  des ressources à la frontière  sénégalo-gambienne
Gestion durable et concertée des ressources à la frontière sénégalo-gambienne
USAID/PGP
Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs règlent les problèmes liés à l’accès à l’eau et au foncier
En responsabilisant les cadres de concertation locaux, nous avons gagné du temps pour nous occuper d’autres questions de développement plus pressantes pour les populations.

Mars 2015- La Vallée dite du Sofaniama Djimara est une source importante de revenus pour les populations vivant aux alentours. Elle abrite le seul cours d’eau de la zone qui prend sa source en Gambie, créant ainsi un lien entre les éleveurs de ce pays et leurs homologues sénégalais. La présence de ce cours d’eau entraîne malheureusement des conflits sur la gestion de la vallée et de ses ressources.

Le fleuve et sa vallée représentent une ressource en eau indispensable pour la production de riz, de fruits et légumes, de poissons, et de céréales (mil, sorgho et maïs) et aussi pour les éleveurs et les exploitants forestiers.

La déforestation qu’a connue cette partie nord de la région de Kolda a poussé les populations généralement agricultrices à chercher de nouveaux espaces de production le long de la Vallée qui est également un point de chute des éleveurs transhumants.

Cette "ruée vers l’or" de la Vallée n’est pas sans conséquences sur les relations humaines et sur les intérêts divergents des différents acteurs. « Ici, l’exploitation du moindre mètre carré peut rapporter gros", comme l’affirme Kémo Traoré, un briquetier du village de Médina Yéro Foula.

L’USAID aide les communautés de la vallée à se réunir et à créer un système de gestion pour ses abondantes ressources. En 2012 plus de 1000 participants venus de 13 différents groupes communautaires, dont plus de 40 pour cent étaient des femmes, ont collaboré à l'élaboration du Plan de Gestion durable et concertée de la Vallée du Sofaniama.

Le plan préconise une approche ouverte, inclusive et habilitante pour mobiliser les  populations et leur permettre d’identifier les sources de conflit et de mettre en place des mécanismes pour les atténuer.

L’USAID encourage le dialogue au niveau des villages pour permettre aux communautés de conduire elles-mêmes les processus locaux et d’éviter les désaccords.

«Le plan est un important outil qui nous permet maintenant de mieux gérer les conflits », a déclaré M. Mamadou Ba,  sous-préfet de Niaming.

 «Nous avions tous perçu très vite ce que cette dynamique de concertation pouvait apporter aux populations qui vivent autour de la Vallée», a ajouté M. Ousmane Kaïré, Chef de village de Missirah.  « En responsabilisant les cadres de concertation locaux, nous avons gagné du temps pour nous occuper d’autres questions de développement plus pressantes pour les populations».

Selon Ibrahima Baldé, éleveur et conseiller rural, le projet a atténué les tensions et les conflits à un point tel que les communautés ont proposé la reconstruction d'un vieux pont entre les deux rives du fleuve, ce qui est une manière d'améliorer l'échange social et économique.

Le Programme Gouvernance et Paix au Sénégal, qui a pris fin en 2014, a été conçu pour soutenir la démocratie, la bonne gouvernance et la réconciliation nationale. Dans le cadre du programme, l'USAID a répertorié les conflits existant au niveau communautaire et qui alimentent celui plus important qui existe dans cette région du sud du Sénégal.

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